Roquefort et la communauté de communes des Landes d’Armagnac

L’essentiel des compétences qui relevaient des communes a été transféré à la Communauté de communes des Landes d’Armagnac (CCLA) :

  • Aménagement de l’espace et développement économique
  • Voirie, politique du logement social, action sociale (compétences optionnelles) ;
  • Enfance et jeunesse, protection et mise en valeur de l’environnement et du patrimoine, technologies de l’information et de la communication (TIC), information – communication – promotion, politique éducative, culturelle et sportive, santé (compétences facultatives).
  • La compétence Elimination et valorisation des déchets ménagers a été transférée en 2018 au SICTOM (Syndicat Intercommunal de Collecte et de Traitement des Ordures Ménagères du Marsan) .

Autant dire qu’il ne reste pas grand-chose pour chaque commune et que le véritable pouvoir se situe au niveau du conseil communautaire de la CCLA où se prennent toutes les décisions importantes. Or les citoyens n’ont pas le sentiment de pouvoir agir sur le conseil communautaire dans la mesure où ils ne désignent que les représentants de leur propre commune (7 délégués pour Roquefort sur 45). De ce fait les élus se doivent d’être très présents au sein de la communauté de communes.

Roquefort bénéficie de quelques atouts qui méritent d’être renforcés. D’abord la ville accueille le siège de la communauté de communes et une antenne du CIAS qu’elle doit bien sûr conserver.

Roquefort est la plus grande commune de la CCLA, et dispose donc du plus grand nombre de représentants au sein du conseil communautaire : 7 pour Roquefort, contre 5 pour Gabarret, 4 pour Sarbazan, 4 pour Saint-Justin, 2 pour Parleboscq et Labastide d’Armagnac et 1 pour chacune des 21 autres communes.

Le bureau de la Communauté de commune est composé des 27 maires et chaque commune se doit d’être très présente à la communauté de communes et agir de manière efficace et coordonnée à partir d’un programme qui doit être élaboré avant les élections.

Un intérêt communautaire à faire valoir

Roquefort bénéficie de la présence d’associations comme les clubs de Rugby et de Football, l’Harmonie des Petites-Landes (etc.) dont le rayonnement dépasse largement les frontières municipales.

A ce jour, Roquefort assure l’essentiel des « charges de centralité » alors que beaucoup de leurs adhérents viennent de tout le territoire et il serait légitime que leur financement soit réparti différemment.

La vétusté de certains équipements sportifs dont Roquefort seule ne pourra pas supporter le coût de rénovation suppose également de réfléchir à l’échelle de la communauté de communes.

La ville doit donc soutenir fortement ces associations et obtenir la reconnaissance de leur intérêt communautaire afin qu’elles bénéficient de financements correspondant à leur rayonnement.

Roquefort, Arue, Sarbazan, une communauté d’intérêts

La force de centralité de la Ville de Roquefort est importante et les habitants des communes limitrophes utilisent les équipements sportifs, les services et les commerces, et le marché du samedi. A défaut d’un regroupement de communes, des relations très suivies doivent être formalisées avec les communes d’Arue et de Sarbazan car de nombreux enjeux d’infrastructures (eau, assainissement, fibre haut débit, terrains de sports etc.) relèvent de problématiques communes.

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